Coup de coeur

Plus rien à perdre - Marc-Antoine


Juste parce que les paroles me touchent trop


A qui tu penses, à qui tu parles
Quand ton existence n'a plus d'importance
Et que tu te caches derrière un sourire
Que tu détestes, qui se répète
A qui tu donnes ? Qui te pardonnes ?
Quand tu n'as personne en qui t'as confiance ?
Et que tu n'as plus rien pour te retenir
Dans ce monde que tu détestes

Entre la vie ou la mort tu ne sais plus ce qu'il y a de mieux
Entre le jour ou la nuit tu sais plus ce qui te rend heureux

Encore juste une autre nuit que pleures, que tu pleures
Encore une autre nuit que tu comptes les heures
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

Encore juste une autre nuit que t'as peur, que t'as peur
Encore une autre nuit que tu chasses la douleur
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

T'as plus rien a perdre, les portes se ferment
Et tu te renfermes plus loin dans ta peine
Et tu te forces à garder ton sourire
Que tu détestes, qui se répète
T'as plus rien à dire tu préfères écrire
Et tu te sens vide t'as le mal de vivre
Car tu n'as plus rien pour te retenir
Dans ce monde que tu détestes

Entre la vie ou la mort tu ne sais plus ce qu'il y a de mieux
Entre le jour et la nuit tu sais plus ce qui te rends heureux

Encore juste une autre nuit que tu pleures, que tu pleures
Encore une autre nuit que tu comptes les heures
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

Encore juste une autre nuit que t'as peur, que t'as peur
Encore une autre nuit que tu chasses la douleur
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

T'as besoin d'aide, t'as besoin de quelqu'un à qui parler
Il faut que t'en parles et tu verras que tout ira mieux

Encore juste une autre nuit que tu pleures, que tu pleures
Encore une autre nuit que tu comptes les heures
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

Encore juste une autre nuit que t'as peur, que t'as peur
Encore une autre nuit que tu chasses la douleur
Tu ne sais plus quoi faire, tu ne sais plus quoi penser
Et tu sens que tu n'as plus rien à perdre

Il faut que t'en parles...

# Posté le lundi 29 octobre 2007 18:09

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 08:31

Lui & Elle. Eux. <3

Lui & Elle. Eux. <3
Certaines personnes sont capables de changer nos vies. C'est bizarre, j'ai l'impression de faire ce genre de rencontre un an sur deux.
Ce
qui est sûr, c'est qu'on le sait tout de suite. Il ne suffit que de quelques semaines pour se rendre compte qu'on les voit différemment des autres. Qu'ont-elles de si différent ? Je ne saurais l'expliquer.
C
'est une espèce de confiance qui s'instaure sans qu'on sache vraiment pourquoi. Quoi qu'il en soit, ça fait du bien de savoir qu'on peut compter sur ces personnes.
El
les ne sauront jamais à quel point elles ont bouleversé ma vie mais je leur dit quand même


MERCI

# Posté le vendredi 22 juillet 2005 04:09

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 08:10

Pieces of life

Pieces of life
Dans le noir, la gamine écrit comme si c'était interdit, parce qu'il n'y a que le soir qu'elle en a envie. Elle est frustrée depuis quelque temps de ne plus pouvoir s'exprimer sur ses lignes. Il faut dire qu'elle avait de quoi être dégoûtée car son plasir d'écrire ne l'avait malheureusement pas aidée et elle était convaincue qu'elle méritait mieux. Mais ce soir avec courage elle a repris son crayon et son bloc pour faire face à la page blanche et retrouver le plaisir des mots.

Il a essayé de l'aider à retrouver son inspiration. L'intention était bonne, l'attention l'a touchée. Sur le moment elle était contente, se disait qu'elle n'était pas si mauvaise. Mais au final elle est déçue du résultat. Elle irait même jusqu'à le critiquer, lui dire qu'il se répète, que tous ses textes se ressemblent. Mais au fond, elle doit reconnaître que ça lui a redonné un peu le goût d'écrire et elle ne peut pas être cruelle avec lui.

Ses textes à elle, quand elle parvenait à remplir quelques lignes lui semblaient souvent bons au premier abord mais souvent plus elle les relisait et plus elle les trouvait mauvais. Alors maintenant qu'elle a perdu la flamme, elle se sent incapable d'écrire quoique ce soit de bien.

Avec elle aussi elle en avait parlé mais ce n'était qu'un des nombreux points sur lesquels la conversation avait dévié. Elle avait essayé de vider un peu son sac mais il n'y avait rien à faire, elle n'était pas ELLE comme elle se plaisait à dire et elles avaient finalement terminées en larmes toutes les deux. Mais même en y pensant, à ELLE non plus elle ne disait rien, comment pouvait-elle alors prétendre à l'existence du lien qui soi-disant les unissait ? C'est là qu'elle se rend compte que tout n'était qu'apparences et que c'était lamentable, même si ça lui permettait de continuer plus ou moins à vivre.

Elle pensait qu'il fallait être triste pour pouvoir écrire, ça marchait comme ça, tout le monde le disait. Mais la gamine était constamment triste sans même le vouloir et pourtant l'inspiration ne venait pas pour autant. Alors pourquoi n'était-elle pas comme les autres ? Pourquoi l'avait-on privé de son échappatoire ? L'ECRITURE.

La résolution de ses problèmes. Ecris noir sur blanc, ils perdaient généralement de leur importance et elle se rendait compte que c'était inutile de s'attacher à ça. Ses sentiments, au contraire, s'en trouvaient renforcés, en bien, ou en mal hélas le plus souvent. L'unique moyen d'échapper à sa vie en lui donnant sa propre interprétation. Ce dont on l'avait privé aujourd'hui, condamnée à faire fae à sa misérable vie, alors que ça lui avait permis de s'en sortir plusieurs fois dans le passé.

Ce soir la gamine écrit avec l'espoir de retrouver le déclic. Elle se dit que son texte a un style qui lui plait mais hélas ses poèmes ne la satisfont pas. Pourtant c'est par là qu'elle avait commencé. Depuis toute petite déjà elle alignait les vers, faisait chanter les rimes. Et aujourd'hui malheureusement elle doit se contenter de construire de belles phrases, ce dont elle ne se sent pas capable mais peut-être se dit-elle que ça marchera aussi. Elle essaie de cacher sa déception en mettant toute son énergie dans ses nouveaux textes. Ce soir, écrivant les derniers mots, elle se surprend les yeux humides...mais surtout ne pas pleurer.

Dans la pièce d'à côté ses parents sont couchés mais la gamine sait que sa mère ne dort pas. A tout prix elle ne doit pas l'entendre pleurer. Alors elle ravale ses larmes et sa fierté. Car elle a honte de ce que sa mère a pu penser. Honte de ce qu'elle lui a fait subir alors qu'elle avait déjà tant affronté. Toujours ce sentiment de culpabilité. Elle voudrait que la gamine lui parle et la gamine le sait. Mais comment trouver les mots pour exprimer son désir de mourir ? Vous voyez pourquoi la gamine ne peut pas.

# Posté le samedi 21 juin 2008 06:56

Modifié le samedi 06 septembre 2008 09:01

Je vis dans le noir

Depuis toujours, tu luttes contre le temps. Toujours trop court, trop rapide, et parfois trop long comme ces nuits insupportables où tu ne parviens pas à trouver le sommeil. Et ces matins qui se répètent sans cesse où tu espères chaque jour qu'ils seront différents d'hier. Mais chaque matin tu ne sais que faire de ta vie. Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la limite du supportable. Même en temps normal, ces matins où tu ne peux parler. Tes mots noués dans ta gorge.

En ce moment, chaque nuit, chaque jour, tu rêves d'évasion. Mais à quoi bon partir. Toute fuite est vaine et tu le sais. Partir, partir, laisser tomber les chaînes, mais ce qui ronge, comment s'en défaire ? Alors tu penses, tu réfléchis. Les longues heures spacieuses où tu vas et viens en toi, attentive, anxieuse. Comme d'habitude, sentiment de solitude. Nul pour t'écouter, te comprendre, t'accompagner. Au fond de toi cette plainte qui va en s'amplifiant, mais que tu réprimes, refuses, nies, et qui au fil des jours, au fil des ans, finit par t'étouffer.

Lorsqu'enfin tu avais fini par t'habituer, par t'attacher à eux, c'est à ce moment qu'il y eut ce brusque retour à la solitude, à la nuit qui n'en finit pas. Et toi, simplement effondrée, incapable de reprendre pied. Et bientôt, phénomène contraire, brusque retour au quotidien mais toujours la solitude et ces secondes où tu luttes avec toi-même, t'exhortes, renonces, te houspilles.

A la veille des grandes vacances, même si tu savais que tu les reverrais, tu as quitté le lycée en pleurant comme à ton habitude. En plus de son départ, tu as repensé à cette année où, pour la première fois, il t'était venu le désir de mourir. Une année sombre que tu as terminé en étant nerveusement épuisée et qui a laissé en toi de profondes blessures.

Tu aurais voulu pouvoir lui parler d'avantage, et aussi lui dire que tu souffres, mais ta timidité t'a comme toujours empêcher d'aller au bout. Semaine après semaine, tu t'es encore éloigné de l'enfant que tu fus, de ce temps où vivre n'était qu'insouciance, crédulité, confiance, bonheur d'appartenir sans réserve à l'instant. Toi qui déjà parlais peu, tu t'es obligée à encore moins parler et à ne dire que ce que tu avais attentivement pesé.

Toujours, au fond de toi, un fouillis de questions te harcèle qui à chaque instant te fait vaciller. A chaque instant, la foudroyante conscience que tu n'es rien. Le sentiment de ne rien valoir, de n'être rien, de n'avoir rien à espérer.

En écrivant, tu repenses à ce livre et à son histoire où tu t'identifies tellement. Lorsque tu lisais, les mots te pénétraient, prenaient possession de toi, faisaient lever tout un magma d'idées confuses, rejoignaient des questions que tu ne saurais formuler mais qui sont toujours à rôder dans ta nuit. Quel destin va t'échoir ? Quelle sera ta vie ? Et ces obscures aspirations qui te travaillent, où vont-elles te conduire ?

Parfois, aussi, tu repenses à elle et à ces moments que vous avez passés ensemble. Tu aurais voulu mieux lui dire ce qui t'étreignais, mais tu ne savais pas parler, tu n'osais pas, craignais de la voir sourire.

Au fond de toi, tu te surprends parfois à voir deux facettes de ton être. Celle qui essaie de faire confiance aux autres et de se battre pour s'en sortir et celle qui souffre de solitude, songe continuellement à la mort. Tu voudrais que quelqu'un t'aide à débrouiller ces pensées confuses que tu ressasses. T'aide à répondre à ces questions qui se font de plus en plus pressantes et t'empêchent d'éprouver une nécessaire joie de vivre. Mais vivre pourquoi ? Puisque cette vie ne nous apporte le plus souvent que déceptions, tristesse et amertume.

Pourtant tu as essayé de parler aux autres, de leur faire comprendre, mais tu ne sais pas l'exprimer. Et chaque fois, c'est la même déception, tu t'appliques à cacher que tu souffres, que tu désires partir. En même temps, tu ne peux t'y résoudre. Ta hantise est de mourir sans avoir vécu, finir par ne plus exister que comme à côté de toi-même. Car tu as toujours ce sentiment, cette impression de regarder ta vie sans y prendre part. Tu ne sais juste pas comment t'y prendre avec cette existence qui te tracasse. Et ces questions qui te tournent dans la tête, elles t'épuisent. Jamais tu n'obtiens de réponse et chaque fois, la déception que tu éprouves s'ajoute à ta désespérance, ta fatigue. La désolation de ta vie qui lentement t'échappe.

Certes, tu as quelques personnes dont tu sais qu'elles tiennent à toi, mais tu n'arrives pas à aller vers elles, à leur parler. Si au moins elles pouvaient savoir combien tu es malheureuse, combien tu es seule. Car lorsqu'enfin tu arrives à faire confiance, bien souvent, tu finis par être déçue et abandonnée. Pourquoi dois-tu être systématiquement renvoyée à la solitude, à ces heures noires où tu tournes en rond sans pouvoir échapper à ce qui te ronge ? Longtemps, tu lui en as voulu, peut-être aujourd'hui encore, c'est elle qui pour une grande part a creusé autour de toi cette solitude dans laquelle tu t'enfonces chaque jour un peu plus.

Il t'arrive, comme tout le monde de penser à l'amour, tout le monde prétend qu'il change les choses et les gens. Mais tu es trop lâche, tu n'as pas la force d'assumer une relation. Pour aimer, il faut avoir beaucoup à offrir, et tu ne sais que trop que tu es dépourvue de toute véritable richesse. Alors tu t'obliges à ne penser à rien. Arrêter ce qui sans fin tourne dans ta tête. Simplement survivre. Encore une heure. Encore un jour.

Même si tu t'efforces de ne pas y penser, tu sais que bientôt tu devras t'arracher à cette solitude dans laquelle tu te complais depuis des mois. Entamer des journées dont tu ne sais si tu atteindras le soir, et au long des heures, puiser dans ta volonté le courage de tenir alors que tu n'as plus aucune énergie, que tu aspires seulement à dormir sans jamais avoir à te réveiller. Une longue suite de jours uniformes où chaque matin tu redouteras la journée qui commenceras, où chaque soir tu appréhenderas la nuit qui te verra si souvent les yeux ouverts dans le noir, livrée à une souffrance que tu ne parviendras toujours pas à surmonter.

Chaque jour, tu te trouves plongée dans cette grisaille dont tu n'espères plus qu'elle puisse un jour prendre fin. Parfois, il t'arrivait d'apercevoir une éclaircie dans ces jours trop sombres lors de tes discussions avec elle. A plusieurs reprises, tu as été sur le point de révéler l'épreuve que tu as traversée mais tu as préféré garder le silence.

Comme tu sais que la fin de ta tranquillité approche, tu profites de chaque moment, de tous ces matins, de toutes ces nuits où tu es seule pour te livrer à tes réflexions. Mais le plus souvent, lorsque tu t'absentes de la réalité et descends en toi-même, tu ne rencontres que peur et angoisse. L'existence que tu mènes ne répond en rien à tes aspirations et tu te surprends à rêver de départ, de fuite, que tu sais impossible. Aller là où tu ne connaîtrais plus ni la peur, ni l'angoisse, ni la honte.

Tu cherches des raisons qui te convaincraient que tu finiras un jour par être heureuse, mais tu ne les trouve point. Toujours en toi cette nostalgie de tu ne sais quoi, la douleur d'être, simplement. Alors une lourde mélancolie s'empare de toi. Ce que tu ressens et penses est comme amorti, la vie ne te traverse plus, semble s'écouler ailleurs, et il n'est rien qui puisse te tirer de ta désespérance. Mais toujours, tu te caches pour pleurer, cherches à garder un peu de fierté.

Chaque jour, un combat se livre en toi où agonise le peu d'énergie qu'il te reste. Ta force de vie faiblissante subit les assauts d'une force contraire qui te tire vers le bas, t'invite à tout lâcher, à disparaître. Poussée en un point limite où tu vacilles. Souvent, tu voudrais calmer ce combat qui se livre en toi, mettre ta pensée en sommeil, ne plus être aux prises avec ce tourment qui t'exténue.

Tu repenses aux rares personnes qui savent et tu t'en veux, encore, toujours, de les avoir fait souffrir. Tu te hais de t'être laissé acculer à cette situation sans issue. Tu songes à ce mauvais destin qui sans que tu t'en sois rendue compte, t'a poussée sur ce chemin dont tu pressens qu'il ne peut conduire qu'à la mort. Tu te sens brisée, déchirée, oui. A jamais fissurée. A jamais exclue de la vie. A jamais embourbée dans une souffrance qui a pourri jusqu'à la pulpe de ton âme.

Seule, tu te sens seule, et même lorsque tu es entourée, tu ressens ce sentiment. Le malaise de n'être que rarement à l'unisson, de te sentir coupé des autres, de t'éprouver différente. D'où une mélancolie profonde. Tu en cherches la cause dans ton passé, la première circonstance où tu t'es sentie autre, différente, comme mise à l'écart. Première blessure qui n'a jamais cicatrisée. Mais il t'est difficile d'y associer un évènement. Voilà pourquoi cette souffrance qui t'empêche d'être à l'unisson, te fait vivre dans la honte, tu la caches, tu la tais, car tu ne saurais l'expliquer.

Tu te vois chaque jour t'enfoncer, autour on pourrait penser que tu ne te bats pas, que tu ne luttes pas, mais au fond de toi tu ne veux pas te laisser sombrer. Perdue dans ta souffrance, te vient le sentiment que la vie n'a qu'une face et qu'elle est sombre. Tu ne sais plus que penser, que faire, tu te trouves dans la plus totales des confusions et tu en souffres.

Tu aimerais écrire pour t'exprimer en toute intimité, cachée derrière ta feuille de papier. Mais depuis quelque temps tu ne peux ni écrire, ni renoncer à l'écriture qui est l'une de tes seules échappatoires. Une situation proprement infernale.

Plus que tout, tu as honte de cette cicatrice dont tu sais qu'elle ne partira jamais. A cette époque, et tu le ressens encore maintenant parfois, c'était un combat de chaque seconde. En permanence le besoin d'en finir. Rôdant autour du geste ultime. Tu sentais que tu n'avais plus la force de poursuivre, que ton aventure devait s'arrêter là. Trop de fatigue, de souffrance, de dégoût. Cette impression, tu voudrais la voir disparaître mais elle flotte toujours autour de toi. Pourtant depuis qu'elle t'a parlé, il t'a fallu admettre que tu n'avais d'autres ressources que de tenter de remonter vers la vie.

Tu espères qu'en lisant ces mots, certains s'y reconnaîtront, se sentiront moins seuls et moins perdus dans ce monde qu'ils détestent, qu'ils ne comprennent pas et qui ne les comprend pas.
Ceux et celles qui crèvent de se mépriser et se haïr.
Ceux et celles qui n'ont jamais pu parler parce qu'ils n'ont jamais été écoutés.
Ceux et celles qui n'ont jamais pu surmonter une fondamentale détresse.

Tiré pour la plupart de Lambeaux - Charles Juliet
Pix by me
Je vis dans le noir

# Posté le mardi 08 juillet 2008 18:01

Modifié le lundi 09 mars 2009 13:30

Je vous jure que la vie, elle y avait cru.Mais aujourd'hui la vie, elle n'y croit plus.

Elle avait pourtant eu une enfance heureuse, on disait d'elle que c'était une enfant intelligente et pleine de vie. Elle a souvent été fière d'elle dans ces années-là, comme il lui paraît loin, aujourd'hui, ce temps où elle avait confiance en elle. Elle avait eu une enfance heureuse. Mais peu à peu, elle s'est rendue compte qu'un jour elle devrait quitter ce monde merveilleux et affronter la vraie vie. Seulement cette vie, elle n'y était pas préparée. C'est là que tous ses problèmes ont commencé.
Pour se faire entendre, leur faire comprendre, elle a décidé d'arrêter de manger. Cette blessure qui restera en elle à jamais. C'est cette année-là aussi que tout a commencé. Que ce projet a allumé en elle la flamme de l'écriture, cette année-là qu'elle a écrit ses premiers textes avec plaisir. On pourrait se dire que c'était un mal pour un bien, mais l'écriture, après, il y a eu un moment où elle a laissé tombé, alors que ses problèmes n'ont fait qu'empirer.
Et puis son premier changement est arrivé, sa première rentrée au collège, c'est l'année où elle a dû lui dire au revoir sans doute pour toujours et où elle l'a remplacée par une fille dont elle pensait qu'elle serait proche durant des années. C'est cette année qui l'a fait doucement remontée mais malheureusement tout a recommencé l'année d'après.
Cette détresse qu'elle n'a pas supportée et cet énorme sentiment de culpabilité. Elle n'avait plus grand-chose à quoi s'accrocher mais heureusement que cette année-là elle l'a rencontré, lui qui apportait un peu de soleil dans sa vie et heureusement qu'elle a senti qu'à ce moment, leur amitié était plus forte que jamais.
Seulement le destin en avait décidé autrement et c'est au moment où elle espérait que tout irait mieux qu'elle a dû tout quitter. Se réadapter à ce nouveau lieu, ces nouvelles personnes, cette déchirure qui au fond ne l'a jamais quittée depuis, ne s'est jamais refermée.
Pourtant malgré tout elle a passé 2 bonnes années auprès de ces gens qu'elle avait appris à apprécier. Et c'est durant ces années qu'elle a recommencé à écrire, qu'elle a découvert combien cela lui était cher, son unique moyen d'évasion, d'expression.
Arrivée au lycée elle pensait que tout continuerait comme avant en la retrouvant, mais elle ne savait pas que l'autre avait tant changée. Celle à qui sans cesse elle avait pensé pendant ces 2 années. Cependant, elle a rencontré d'autres personnes formidables mais rien n'empêche que cette année-là a marquée le début d'un enfer dont aujourd'hui encore elle ne sait comment sortir.
Au fil de l'année elle avait le sentiment de s'être rapprochée d'elle, même si elle savait que ça ne serait plus jamais comme avant, elle y avait cru, mais la vie s'est bien vite chargée de lui prouver le contraire.
Car lorsque l'année dernière est arrivée, elle a vite perçu ce malaise, cet éloignement qui s'installait peu à peu. Alors elle a perdu pour de bon le goût à la vie et si certaines personnes n'avaient pas été là, qui sait jusqu'où elle aurait pu aller dans son envie de quitter cette vie, ce monde qui ne la comprenait décidément plus...
Seulement voilà, hier encore, elle avait gardé l'espoir de nouer des liens plus forts avec ceux qu'elle avait appris à connaître. Mais la fin de l'année précédente lui en avait déjà enlevé un qu'elle avait dû voir s'éloigner au milieu de ses larmes. Ces mêmes larmes qu'elle n'a pu empêcher de couler lorsqu'elle a su que ceux qu'elle avait appréciés, elle ne pourrait jamais être plus proche d'eux. Tous ses espoirs se sont effondrés en même temps que les derniers fragments de sa volonté. Et ce soir un léger frisson de peur la parcourt et cette boule au ventre, toujours présente, lui rappelle combien la vie l'effraie aujourd'hui. A ce moment même, elle n'espère que survivre, avoir juste assez de force pour continuer à survivre face à tous ces jours où elle se sent ignorée.
Je vous jure que la vie, elle y avait cru.
Mais aujourd'hui la vie, elle n'y croit plus.

Pix by me
Je vous jure que la vie, elle y avait cru.Mais aujourd'hui la vie, elle n'y croit plus.

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 14:39

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 15:50