She lives in a strange world

She lives in a strange world
Si vous entrez, vous ne la verrez pas, au milieu de tous les autres. Elle n'est pas le genre de fille que l'on remarque et il est rare d'entendre sa voix durant ces heures. Elle pourrait parler, le plus souvent, elle sait, mais elle n'en a pas envie, cela ne l'intéresse pas, cela ne lui apporte rien, cela ne ferait qu'attirer l'attention sur elle.

Si
vous entrez, vous ne la verrez pas, la petite fille aux yeux tristes que personne ne voit. La petite fille qui porte les marques de sa douleur en elle et qui a l'air si souvent ailleurs. Si vous saviez observés, vous remarqueriez toutes ces petites choses. Son regard où ne luit plus la petite pointe d'espoir, ces marques dont elle a honte et ses faiblesses qu'elle tente en vain de cacher.

Si
vous entrez, vous ne la verrez pas, mais ne comptez pas sur elle pour se montrer à vous. Car depuis longtemps, elle n'aime plus les autres, elle n'aime plus ces autres qui ne comprennent pas. Elle leur en veut de vivre leur vie, elle qui ne se souvient pas d'avoir un jour su vivre. Eux qui ne passent pas leurs journées à faire comme si, eux qui ne sont pas obnubilés par le tourbillon de leurs pensées, eux qui n'ont pas peur de faire des erreurs, eux qui continuent d'avancer et eux qui croient en l'avenir.

Si vo
us entrez, vous ne la verrez pas, c'est comme si elle n'existait pas.

Si vous entrez, ne la cherchez pas, un jour elle ne sera plus là...

# Posté le dimanche 23 janvier 2005 06:31

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 08:46

Si tu ne vois jamais mes larmes couler c'est parce qu'elles coulent à l'intérieur

Si tu ne vois jamais mes larmes couler c'est parce qu'elles coulent à l'intérieur
Help, I have done it again
I have been here many times before
I Hurt myself again today
And, the worst part is there's no one else to blame

...

Ouch I have lost myself again
Lost myself and I am nowhere to be found,
Yeah I think that I might break
Lost myself again and I feel unsafe



[Sia - Breathe me]

Vendredi 10 octobre 2008

Ce matin, je savais que je n'oserais pas la regarder dans les yeux. Mais elle a vu, tout de suite, je n'ai rien dit et elle a vu. Je savais qu'elle ne lâcherait pas, dès ses premiers mots je l'ai su. Mais moi, je ne pouvais pas, j'avais trop honte.
Une heure, deux heures ont passées et elle a continué, ça commençait à devenir flou dans ma tête. Je ne pouvais pas la regarder dans les yeux et lui dire qu'il ne s'était rien passé. Je ne pouvais pas la regarder, je ne pouvais pas lui parler, simplement.
Trois heures, trois heures de plus à faire comme si de rien n'était face à ces gens insensibles au malheur des autres.
Je redoutais de devoir l'affronter à nouveau, trente minutes durant lesquelles j'aurais aimé être ailleurs. Elle voulait comprendre, j'entendais à sa voix tout ce qu'elle ressentait, incompréhension, peur et colère. Mais moi, je ne disais toujours rien et je ne pouvais me résoudre à poser mes yeux sur les siens. Je ne voulais pas qu'elle croise mon regard, je ne pouvais pas mentir en la regardant, elle aurait tout vu, même si elle avait déjà tout compris.
Moi je restais là, murée dans mon silence mais elle ne supportait pas, alors elle a voulu voir. Je ne pouvais pas la laisser faire ça, je sentais les larmes montées mais finalement rien n'a coulé. Ca tournait trop vite dans ma tête, j'étais perdu, j'étais paniquée. Elle m'a dit de me calmer mais je ne pouvais pas, je ne pouvais pas tant qu'elle insistait, je luttais physiquement et moralement. Je voulais lui dire d'arrêter, de me laisser, mais même ça je n'y arrivais pas.
J'avais peur aussi après, peur qu'elle prenne des décisions que je n'aurais pas aimé, que je n'aurais pas supporté.
Finalement non, elle a essayé une dernière fois de me faire réagir, j'en avais déjà trop entendu et ses mots m'ont blessés, je voulais lui crier de se taire, j'avais envie de m'enfuir.
J'ai été lâche, mais j'étais perdue, l'impression que je ne pourrais jamais arrêter ce flot incessant de pensée, que je ne pourrais plus la regarder dans les yeux.
Je m'en suis voulu pour tout. De l'avoir fait surtout, d'autant plus après qu'elle m'ait dit qu'elle allait mieux. Je n'avais pas le droit de lui ça alors qu'elle s'en sortait, je me sentais trop coupable.
Ressentez un jour cet état de panique incontrôlable et vous comprendrez...


[Je ne t'en veux pas, j'avais juste besoin d'y mettre des mots, peut-être qu'ils t'aideront toi aussi à comprendre certaines choses. Merci d'être là, pardonne-moi d'avoir baissé les bras.]

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 16:41

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 16:28

La crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. [P. Coelho - L'alchimiste]

La crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. [P. Coelho - L'alchimiste]
La désagable sensation de ne servir à rien. L'envie de dire certaines choses face à des attitudes qui m'agacent mais l'obligation de me taire, encore, toujours.
L'i
mpression d'avoir tous les torts, toutes les responsabilis.
J
e n'y crois pas, je n'y crois plus. Qu'un jour tout redevienne comme avant, qu'un jour tout s'arrange, que quelqu'un me dise les mots qui changeraient tout.
On
ne se parle plus, on ne se comprend plus, et je tombe, simplement, irmédiablement, qui sait si quelqu'un cherchera seulement à me rattraper ?

# Posté le dimanche 12 février 2006 18:26

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 15:20

From the truth Of thousand liesPut to rest What you thought of me

From the truth Of thousand liesPut to rest What you thought of me
Je déteste les gens lâches. Ceux qui se cachent derrière leur prétendue supériorité et qui se permettent de faire la morale à tout le monde. C'est peut-être lui, ou elle, je n'en sais rien mais je ne supporte pas ces gens qui jugent sans rien savoir. Je ne dirais pas qu'ils ne connaissent rien à la vie, ce serait prétentieux et je n'affirme pas en connaître plus qu'eux. Je dirais simplement qu'ils ne connaissent rien à ma vie, du moins rien de plus que ce que je laisse paraître et je peux dire que bien des choses sont beaucoup plus compliquées que ça. Alors toi, oui c'est à toi que je parle, puisque même si moi je ne peux pas te reconnaître, toi tu le pourras, je ne connais rien de ta vie non plus, mais je n'ai pas la prétention de te juger à tort et à travers. Alors ne me crois pas si naïve, ne t'arrête pas aux apparences et ait au moins de courage d'assumer tes paroles.

# Posté le samedi 12 avril 2008 11:42

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 08:45

La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux ni ne les ramasse[Olivier Adam, Falaises]

Noël. Ce jour qui depuis quelques années ne parvient plus à m'insuffler ce sentiment de joie. Ce soir, je suis seulement incapable d'empêcher mes larmes de couler. Je ne sais plus profiter de ces moments et chaque fin d'année m'apporte uniquement un amer sentiment de déception, d'échec. En particulier cette année.
2008

Tout a changé. J'ai beaucoup souffert et beaucoup appris aussi. Surtout sur les autres, assez peu sur moi. Que suis-je capable de faire ? Je l'ignore encore. En 12 mois, j'ai eu le temps de comprendre ce monde et tous ses défauts. Je me suis efforcée d'oublier le passé et tout ce qui pourrait me blesser. Je n'ai pas vraiment réussi mais je me suis battu, et je suis toujours là. Sans trop savoir ni comment ni pourquoi mais je suis là.
Je suis toujours là après 12 mois de prises de têtes, de remises en questions incessantes et de bêtises en tout genre. Après avoir tant de fois baisser les bras. J'essaie de ne pas y penser mais au fond je regrette tant de choses. Si je devais prendre une bonne résolution, ce serait d'arrêter de me faire du mal, dans les deux sens.

Je savais ce qu'était la peur et j'ai appris à vivre avec, tous les jours, sans répit, à surmonter l'angoisse même, celle qui te prend sans prévenir, ces moments où tu voudrais juste t'enfuir pour que personne ne te voit pleurer.
J'ai appris la valeur de la confiance, la vraie, la véritable. Et encore plus qu'avant, j'ai fait attention à ne pas l'accorder à n'importe qui. Peut-être même trop attention, mais les erreurs du passé te marquent pour l'avenir. On ne fait pas confiance à n'importe qui, n'importe comment. Aujourd'hui encore, j'ai peur de trop en dire, trop dévoiler mes sentiments. Alors je ne leur fais plus confiance.

J'ai su qui serait vraiment là et qui ne le serait pas. Et je me suis pris une grande claque dans la gueule. De voir que certains ne seraient plus jamais là.
Je ne me suis pas encore relevé après ce coup de massue. Et chaque petit coup me fait désormais tomber encore plus bas. Je voulais pourtant lui prouver que j'étais capable de passer au-dessus de tout ça, finalement elle a gagné la partie et il n'y a pas de place pour les « game over » dans ce monde.

J'ai déçu bien des gens et je m'en veux tellement pour ça mais certaines erreurs ne se réparent pas. Pourtant vous n'imaginez pas ce qu'une personne en particulier a fait pour moi. Elle m'a sauvée je crois. Elle a été là chaque jour pour m'épauler et je me sens toujours tellement coupable de ne pas l'être autant pour elle.

Je me suis battue mais pour résister, je me suis réfugiée si loin que les gens ne savent plus où me trouver, comment m'atteindre et je ne sais plus comment les rejoindre, ils me paraissent si distants.
Pourtant quand elle est arrivée, elle m'avait dit « Ne baisse pas les bras. Je ne suis pas elle, je serais là pour toi, alors parle-moi. » Mais au jour d'aujourd'hui, la parole n'est sans doute pas un don que j'ai encore acquis.
Je me suis quand même accrocher à elle, de toutes les forces qui me restaient et ce n'est pas plus mal comme ça. Je croyais que je pourrais plus faire confiance comme ça mais elle est arrivée, un peu moins perdue que moi, ou peut-être autant et elle a tout changé, en mieux, vraiment mieux, beaucoup mieux. Parce que cette fille est d'une sensibilité incroyable, sans doute ce qui nous rapproche. Aujourd'hui, elle connaît tout comme moi les obstacles de la vie et je suis sûre qu'ensemble, on peut les franchir. Je voudrais juste qu'elle sache que malgré tout, tant qu'elle le voudra, j'essaierais d'être à ses côtés, aussi longtemps que possible.

Et puis, il y a bien quelqu'un d'autre...mais ça c'est juste l'avenir...
La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux ni ne les ramasse[Olivier Adam, Falaises]

# Posté le jeudi 08 juin 2006 15:41

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 12:11